Paris: un sexagénaire traité de « mécréant » en pleines courses de Noël

Une enquête a été ouverte pour violences volontaires commises en raison de la religion.
Il avait fait ses courses de Noël. Il sortait du métro Alesia (XIVe arrondissement) et se dirigeait tranquillement vers l’avenue du Maine (XIVe arrondissement), les bras chargés de son paquet emballé dans du papier cadeau très « Noël ». Les faits ont eu lieu mercredi à 18h20.

Un inconnu l’a abordé, bousculé, giflé, faisant tomber ses lunettes à terre. Et lui aurait déclaré, avant de tourner les talons : « Voilà ce qu’on fait aux mécréants. »

Le sexagénaire, choqué, a remonté l’avenue du Maine en direction du commissariat du XIVe arrondissement pour porter plainte. Une enquête a été ouverte pour violences volontaires commises en raison de la religion.

Le Parisien





Gilets Jaunes : nous avons passé une journée inoubliable, Macron, prends garde !

Publié le 17 novembre 2018 – par Christine Tasin (Riposte Laïque)

Ce qui se passe en France est magnifique.

Pierre et moi avions choisi la province pour notre participation à la journée historique de révolte spontanée contre la hausse des prix de l’essence, mais journée qui, en fait, se voulait une journée d’avertissement envoyé à Macron.

« Macron, prends garde à toi »

Nous étions autour d’un rond-point menant aux pompes à essence d’un Leclerc… Barrages filtrants, discussions pour dissuader les automobilistes de se rendre à la pompe 24h sur 24, la seule restée ouverte… tout cela dans une ambiance festive incroyable, malgré le froid, malgré la haine de Macron qui revenait sans cesse dans les discussions, malgré la peur du lendemain, malgré le sentiment très fort d’être des vaches à lait méprisées par leur gouvernement. Et tout cela dans un froid de canard…

Il n’empêche… Quelle belle fraternité, quelle complicité, quelle connivence entre gilets jaunes. Il fallait le vivre pour l’apprécier. C’est indicible et pourtant c’était cela, partout en France. L’esprit gaulois retrouvé. Que du bonheur. Astérix était partout en France aujourd’hui, et cela dans un mouvement sans leader, sans syndicat, un mouvement irrécupérable par qui que ce soit, c’est ce qui en fait la grandeur… et la dangerosité pour Macron. Macron, face aux irréductibles Gaulois, a dû faire dans son froc aujourd’hui, et ce n’est pas fini.

Des gens qui ne se connaissent ni d’Adam ni d’Ève, qui se tutoient, qui s’embrassent, les uns qui apportent le café, les autres les gâteaux, les feux qui s’allument pour se réchauffer à la nuit tombante.

Quelle détermination ! Quel amour authentique de la France et quelle lucidité chez ces sans-dents méprisés à l’Élysée et dans les salons des bobos…

Il suffisait de pas grand-chose pour ne pas être bloqué trop longtemps aux barrages filtrants, un mot de sympathie, un gilet jaune sur le tableau de bord, un sourire… Et vogue le bateau France, au son des klaxons des sympathisants.

Et ces moments extraordinaires où des chauffeurs d’entreprises voisines au volant de leur camion faisaient 2 ou 3 fois le tour du rond-point en klaxonnant à tout-va pour nous remercier d’être là et pour nous signifier qu’ils allaient prendre le relais dès lundi ! Les hourras ! Les applaudissements fusaient, crépitaient…

Cela avait un air de déjà-vu, de déjà-entendu, il y a longtemps, trop longtemps :
L’ambiance était bon enfant, fraternelle… mais tout sauf résignée. Les gens sont déterminés et prêts à continuer demain, lundi et autant de temps qu’il le faudra, au moins pour les retraités et les chômeurs.

Je n’ai rencontré que des gens absolument adorables, mais capables de se fâcher tout rouge face aux traîtres, face aux jaunes, à ceux qui les défiaient, les insultaient, voire essayaient de leur rouler dessus.

Les « jaunes » pouvaient être sûrs qu’ils resteraient longtemps bloqués… Et si, après avoir parlementé, certains obtenaient le droit d’entrer sur le parking Leclerc, d’autres ont dû y renoncer définitivement. Nous avons assisté à une scène emblématique des deux mondes qui cohabitent en France. Une petite bourgeoise arrivant avec sa grosse bagnole, décidée à forcer le barrage en fonçant sur nous au point de nous toucher, croyant nous intimider et sortant comme une furie de sa voiture pour nous insulter et nous dire qu’elle avait l’habitude de passer à cet endroit et passerait quoi qu’il arrive. Mal lui en a pris… La discussion a été houleuse, l’un d’entre nous s’est assis par terre devant sa voiture en la mettant au défi de l’écraser…

Elle est remontée dans sa voiture en hurlant, rejoignant les deux caniches à sa mémère qui l’y attendaient et elle est partie sous les lazzis.

Mais il faut avouer que ce genre de scène a été très rare.

Des gilets jaunes qui bloquaient la ville la plus proche sont venus nous rejoindre en milieu d’après-midi, écoeurés par le comportement de quelques-uns d’entre eux, très agressifs avec les gendarmes, faisant brûler des pneus, jetant des projectiles. Chacun était persuadé qu’il s’agissait de provocateurs envoyés par le gouvernement ou les gauchistes pour discréditer le mouvement.

En tout cas, les gilets jaunes, alias les sans-dents… voient clair. Nous avons beaucoup discuté, nous avons distribué nos tracts… Nous avons fait l’unanimité. Tous ceux que nous avons rencontrés – et c’était, pour certains, la première manifestation de leur vie – n’avaient pas de mots assez durs pour ce gouvernement pratiquant la préférence étrangère. Tous, absolument tous, avant même que nous ayons pu mettre le sujet sur le tapis, parlaient de conflit de civilisation entre l’islam et nous, du tapis rouge déroulé pour les étrangers, des fins de mois difficiles pour les nôtres, des mensonges de Macron sur les raisons de la hausse des prix…

Étrangement, tout ceux qui parlaient de leur vote disaient avoir voté Marine… On ne sait si certains mentaient, si ceux qui se taisaient étaient des macronistes repentis récitant tous les soirs 3 Pater et 2 Ave pour se faire pardonner leur choix calamiteux du 7 mai 2017… En tout cas, pas un ne s’est vanté d’avoir participé à mettre au pouvoir ce sale type, vu par la base comme un incompétent et un traître de compétition…

Et ils étaient nombreux, très nombreux, à penser et à dire que la guerre « civile » chez nous était inévitable…

En complément, la vidéo du jour de Pierre : Gilets jaunes, ce n’est qu’un début, le combat continue !





Le mythe du réchauffement climatique s’effondre mais les taxes explosent

Source « Boulevard Voltaire »
IMPORTANT :
RUTUBE.fr met en avant cet article, MAIS en ajoutant que si le dérèglement climatique n’est pas seulement le fait de l’homme, il n’en reste pas moins que la pollution est bien d’origine humaine. Il est donc important de mettre en place la transition énergétique ! Par contre les solutions imaginées par nos gouvernants ne vont pas du tout dans ce sens. Les taxes que l’on nous imposent ne sont donc pas justifiées par rapport à leur politique.

Le pouvoir fait la leçon aux « ploucs » qui manifestent avec les gilets jaunes. La taxation des carburants serait une obligation impérieuse, car la planète serait en péril de mort, nos enfants risqueraient de griller sur place. Un dessin, sans doute inspiré par le pouvoir, est symbolique de cette propagande simpliste (stupide ?). On voit une rue envahie par des « beaufs » qui protestent contre les taxes et la même rue, quelques années plus tard, déserte car les températures ont monté de 2° ! C’est un délire total, car une telle hausse des températures serait pratiquement indolore, du moins en France.

Le réchauffement est-il un mythe ? Peut-être pas, mais il n’a sans doute pas l’ampleur qu’on lui prête. La différence de température entre la moyenne d’octobre 2018 et celles des mois d’octobre des années 1980 à 2010 n’a été que de 0.5° après 0.4 en septembre 1. On est revenu au niveau de l’année 2005.

De même, on nous rabâche que l’Arctique perd sa banquise. Pour prouver ce phénomène, l’inénarrable Mme Royal a mis en exergue une prétendu ouverture du passage du Nord-Ouest. Effectivement, en août 2018 un cargo est allé directement du Japon en Europe en longeant les côtes de Sibérie. Ce prétendu exploit est en fait un pétard mouillé, car des bateaux l’ont déjà réalisé au XIXe siècle. En outre, le cargo était précédé par un brise-glace russe performant (et très coûteux en carburant !). Or en cet automne 2018, les glaces de l’Arctique se reconstituent et l’étendue se rapproche de celles des années 1980 à 2010 2. Au Groenland, le glacier qui recouvre cette grande île, loin d’être en déclin, a encore progressé. Ces informations n’ont pas été répercutées alors que le moindre incident qui prouverait, paraît-il, le réchauffement est systématiquement mis en avant même quand les faits sont douteux ! Et on oublie que dans les années 1920, la banquise arctique avait déjà régressé au point qu’on prévoyait à l’époque sa prochaine disparition. Dès 1940, elle a connu un nouveau pic d’expansion.

Des rapports biaisés, un catastrophisme que la réalité ne perturbe jamais, des arguments paradoxaux pour expliquer les faits dérangeants pour la théorie en vigueur (du genre, « il fait très froid, donc c’est la faute au réchauffement climatique et ce dernier va même faire augmenter l’étendue de la banquise Arctique »). Quelles absurdités ! On se fie obstinément à des modèles qui se sont révélés faux et les médias ne donnent jamais le vrai (et faible) réchauffement, mais celui, imaginaire, de ces théories bancales.

Y-a-t-il réellement une urgence climatique ? La construction intellectuelle qui justifie la hausse des prélèvements sur les carburants a-t-elle des fondations solides ? On peut légitimement se poser des questions. En tout cas, il ne faut pas céder à l’hystérie ambiante et ne pas prendre pour argent comptant les prévisions du GIEC, qui s’est beaucoup trompé par le passé. Il avait notamment affirmé qu’un grand nombre d’îles coralliennes seraient submergées avant 2010. Or il n’y en a eu aucune ! Pourtant, le gouvernement taxe les Français sous ces prétextes écologiques qui l’arrangent et, pour décourager les protestataires, il les culpabilise et les insulte.

Notes:

https://global-climat.com/2018/11/02/temperature-mondiale-050c-en-octobre-2018/
http://nsidc.org/arcticseaicenews/ ainsi que https://www.climato-realistes.fr/banquise-arctique-extension-record-novembre-2018/, un site qui reprend des articles parus dans des magazines scientifiques sérieux ↩





Gilets jaunes : une triple victoire qui renverse la table et fera date

D’ores et déjà, et quelle que soit la suite du mouvement, ce qu’il obtiendra ou pas, et l’amertume qu’il laissera, le mouvement des gilets jaunes a gagné. Ou, plutôt, il a fait gagner le peuple. Pas celui des syndicats. Pas celui de la gauche. Pas celui des banlieues. Le peuple qu’ils n’aiment pas, celui qui vote mal – c’est-à-dire pas pour Macron et les partis qui l’ont enfanté : celui de la province, de la voiture, des budgets serrés, du travail, de l’exaspération devant les délires de la France d’en haut. Le peuple de la France périphérique.

On pourra faire remarquer que le mouvement est sans lendemain, sans « débouché politique », mais sa victoire est ailleurs : le peuple a gagné face à lui-même, face à l’image que « l’autre peuple », celui des villes, des milieux aisés et intellectuels a de lui et lui renvoie. Merci à Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement qui, pour une fois, a dit la vérité, la vérité de ce que ce peuple d’en haut pense de l’autre, avec sa sortie sur le peuple des « clopes et du diesel ». Le mépris exprimé sans filtre.

Les gilets jaunes ont remporté une triple victoire.

D’abord, ils se sont exprimés avec ce qu’ils sont et d’où ils sont. Rien de plus fort et de plus symbolique que cet objet – le gilet jaune – et ces lieux : ronds-points, péages qui disent leur quotidien. Booba et le peuple d’en haut fréquentent les aérogares ; la France périphérique a montré son univers quotidien, dans ce qui synthétise le mieux ses difficultés : éloignement, trajets, travail, coûts (essence, péages, normes, impôts locaux, logement des enfants étudiants, etc.).

Ensuite, face à un pouvoir né de la maîtrise de la communication et des réseaux, le mouvement a montré qu’il pouvait se battre au même niveau. Pas de grande manifestation parisienne. Ils ont inventé le « circuit court » de la communication et de la manifestation, réseaux sociaux aidant. Face à l’irruption de cette géographie d’en bas, Emmanuel Macron a eu tort d’opposer des symboles inappropriés qui n’ont fait qu’accroître le décalage : la polémique Pétain, l’instrumentalisation du 11 Novembre et, enfin, le porte-avions Charles-de-Gaulle. Grosse erreur de com’. Dans ce conflit, l’ancien monde, c’était Macron.

Enfin, ce mouvement, qui est encore taxé de « beaufitude » par les petits Griveaux de service, a gagné la bataille intellectuelle face à tous les experts, les donneurs de leçons fiscales et écologiques.

Il a mis sur la table les questions que ces gens-là, grands culpabilisateurs devant la planète, se gardaient bien de poser, les mensonges et les injustices du catéchisme fiscalo-écolo-bobo : et le coût écologique des avions ? Des voitures électriques ? Et la question fiscale ?

Pour ces trois raisons, ce mouvement des gilets jaunes est une révolution, un renversement de perspective. Et il fera date car il a permis au peuple de prendre conscience de sa force d’action – et de blocage – et de réflexion. Il a aussi montré la faiblesse des grandes « valeurs » du pouvoir en place : l’écologie aujourd’hui. L’immigration demain ?





Carlos Tavares (patron de PSA) : « Le monde est fou. Les voitures électriques : Sujet à réflexion…

Mais, comme le signale le magazine Science et Vie (janvier 2015), « les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diésel ».

Carlos Tavares (patron de PSA) : « Le monde est fou. Le fait que les autorités nous ordonnent d’aller dans une direction technologique, celle du véhicule électrique, est un gros tournant.
Je ne voudrais pas que dans 30 ans on découvre quelque chose qui n’est pas aussi beau que ça en a l’air, sur le recyclage des batteries, l’utilisation des matières rares de la planète, sur les émissions électromagnétiques de la batterie en situation de recharge?
Comment est-ce que nous allons produire plus d’énergie électrique propre ?
Comment faire pour que l’empreinte carbone de fabrication d’une batterie du véhicule électrique ne soit pas un désastre écologique ?
Comment faire en sorte que le recyclage d’une batterie ne soit pas un désastre écologique ?
Comment trouver suffisamment de matière première rare pour faire les cellules et les chimies des batteries dans la durée ?
Qui traite la question de la mobilité propre dans sa globalité ?
Qui aujourd’hui est en train de se poser la question de manière suffisamment large d’un point de vue sociétal pour tenir compte de l’ensemble de ces paramètres ?

Je m’inquiète en tant que citoyen, parce qu’en tant que constructeur automobile, je ne suis pas audible.
Toute cette agitation, tout ce chaos, va se retourner contre nous parce que nous aurons pris de mauvaises décisions dans des contextes émotionnels. »

STÉPHANE LHOMME : Directeur de l’Observatoire du nucléaire
Le cycle de vie d’un véhicule électrique le rend aussi polluant qu’un véhicule thermique.
Le subventionner n’a pas de sens, explique Stéphane Lhomme.
La fabrication des batteries est tellement émettrice de CO² qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique
Pour commencer à être moins producteur de CO² qu’une voiture thermique. Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans !

AFP / DANIEL ROLAND : Or, contrairement à ce que croient la plupart des gens, soumis à une propagande continuelle des politiques et des industriels,la voiture électrique n’est pas plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique, essence ou diesel. Ce sont là les conclusions d’une étude, déjà ancienne, de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), ignorées délibérément par le gouvernement (Élaboration selon les principes des ACV des bilans énergétiques, des émissions de gaz à effet de serre et des autres impacts environnementaux induits par l’ensemble des filières de véhicules électriques et de véhicules thermiques à l’horizon 2012 et 2020, (novembre 2013)
Sachant que ces voitures servent essentiellement à des trajets courts, il est probable que le kilométrage nécessaire pour s’estimer « vertueux » ne sera jamais atteint.
De plus, tout le CO² émis par une voiture électrique est envoyé dans l’atmosphère avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre, alors que la par ailleurs, il est partout prétendu que la voiture électrique n’émet pas de particules fines.
Mais, comme le signale le magazine Science et Vie (janvier 2015), « les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diésel ».
La voiture électrique émet certes moins de particules que la voiture thermique, puisqu’elle ne dispose pas d’un pot d’échappement, mais elle possède bien des freins, des pneus, et roule sur le goudron !
Au final, la voiture électrique n’est pas plus écologique que la voiture thermique. L’argent public consacré à son développement est donc totalement injustifié.
Or, il s’agit de sommes astronomiques :
• Le gouvernement a lancé un plan d’installation de 7 millions de bornes de rechargement à environ 10 000 euros pièce, soit un cout d’environ 70 milliards d’euros.
• Il est d’ailleurs poignant de voir les élus de petites communes, croyant faire un geste pour l’environnement, casser la tirelire municipale pour s’offrir une borne ;
• Le bonus «écologique» à l’achat d’une voiture électrique dépasse 10 000 €par véhicule, souvent complété par une prime de la région.
• La quasi-totalité des acheteurs sont des ménages aisés, car ces véhicules sont très chers : une fois de plus, l’argent de tous est offert aux plus privilégiés.

En réalité, au pays de l’atome, tous les moyens sont bons pour «booster» la consommation d’électricité, en baisse continue depuis des années.

Car la voiture électrique en France peut être considérée comme une «voiture nucléaire» : la quasi-totalité des bornes de rechargement installées sont branchées sur le réseau électrique ordinaire, à 80 % nucléaire.
Il ne faut pas se laisser abuser par les certificats mis en avant par M. Bolloré et ses Autolib (Paris), Bluecub (Bordeaux) et Bluely (Lyon), assurant qu’elles sont rechargées aux énergies renouvelables : il ne s’agit que de jeux d’écriture ; l’électricité utilisée est la même qu’ailleurs.
Nous ne faisons pas ici la promotion de la voiture thermique, elle-même une calamité environnementale.
Mais, justement, personne n’aurait l’idée d’offrir 10 000 euros à l’achat d’une voiture diesel, de lui réserver des places de stationnement et de remplir son réservoir à prix cassé…
C’est une très bonne analyse démontrant que nos politiques (et les verts) nous font du spectacle :
La paranoïa du diesel ne concerne que les automobilistes !!!

Les Poids lourds, Autocars, Navires, sont exclus !

Juste pour situer le degré de paranoïa des plus virulents détracteurs du véhicule diesel, il faut leur révéler les données de l’industrie maritime qui a démontré qu’en considérant la taille des moteurs et la qualité du carburant utilisé, les 40 plus gros navires-cargos du monde polluent autant que l’ensemble des 760 millions d’automobiles de la planète.

Vous savez, ces porte-conteneurs qui nous alimentent en produits que l’on fabriquait dans nos usines délocalisées, aujourd’hui, ils brûlent chacun 10.000 tonnes de carburant pour un aller et retour entre l’Asie et l’Europe.
Ces malheureux 40 navires font partie d’une flottille de 3.500, auxquels il faut ajouter les 17.500 tankers qui composent l’ensemble des 100.000 navires qui sillonnent les mers.
Pour ne pas quitter le domaine maritime, rappelons que la flotte de plaisance française est d’environ 500.000 unités, dont 5.000 yachts de plus de 60 mètres, et que le plus moyen de ceux-ci brule environ 900 litres de fuel en seulement une heure, alors que les 24 % de foyers français qui se chauffent au fioul ont du mal à remplir leur cuve pour l’hiver.

Pour continuer sur le chemin de la schizophrénie paranoïde, prenons en compte toute la flottille de pêche et les 4,7 millions de poids lourds en transit à travers la France et les milliers d’avions qui sillonnent le ciel.

Pour compléter cette petite fable, n’oublions pas l’indispensable domaine agricole où la consommation moyenne d’énergie est de 101 litres de fuel par hectare.

Cela prouve également que les journaleux sont achetés par le pouvoir pour la boucler et nous laver les cerveaux.

Voir Aussi l’article suivant : https://blogs.mediapart.fr/jerome-fraisse/blog/130318/le-mythe-de-la-voiture-electrique

et AUSSI :
Liens:

http://jfraisse.pagesperso-orange.fr/comport-energ.htm
https://www.facebook.com/EnsilTeam/
https://www.youtube.com/channel/UCVeCjdVEPeFyhNFYg9PtWkQ
http://www.amisdelaterre.org/L-ADEME-dit-enfin-la-verite-sur.html
https://velivelo.wordpress.com/2017/12/18/le-mythe-de-la-voiture-electrique/
http://www.hkw-aero.fr/energies.html
https://atterrissage.org/technologies-societe-durable-65514b474700





Villefranche (69) : mécontents de la nourriture servie, les mineurs isolés se barricadent dans leur foyer

Ce type de protestation est monnaie courante chez les mineurs isolés.

Vendredi après-midi, une dizaine d’entre eux, logeant dans un foyer de la rue Ernest-Renan à Villefranche-sur-Saône, s’est retranchée pour dénoncer la nourriture qui leur est servie. Ils ont également cassé de la vaisselle et retourné la cuisine, obligeant la police à intervenir et à procéder à l’interpellation de quatre d’entre eux, dont le meneur du mouvement.

Ce dernier, arrivé récemment, aurait convaincu les autres mineurs migrants de ne consommer que du riz et du poulet.

(…)

LyonMag





Arles (13) : 3 infirmiers insultés, agressés et menacés de mort, une urgentiste traitée de « sale pute française »

Ils ont notamment été pris à partie physiquement et verbalement

Une agression violente… et gratuite. Sa cause ? Une attente un peu trop longue à une heure un peu trop tardive. Il est environ 2 h du matin lorsque l’homme, admis pour une blessure à l’oreille, s’emporte contre les infirmiers présents au service des urgences. « Je vais vous crever. On revient demain, t’es morte », lance-t-il à l’une des urgentistes, tout en ajoutant : « Sal***, tu vas pas me faire attendre sale p*** française ». Et de se tourner vers un infirmier présent : « Toi, ta g*****, je vais te faire la peau ». Après ce déchaînement de violence verbale, l’individu, résidant à Tarascon, est passé à celle physique, assenant un coup de poing à une infirmière avant d’en bousculer deux autres (un homme et une femme) contre le mur

(…) La Provence




Gilets jaunes : Macron, Philippe, Castaner, Wargon, le début de la fin !

Publié le 16 novembre 2018 – par Richard Roudier

Il y a de cela un mois, peu de gens en France, y compris chez les populistes, n’auraient parié un kopeck sur un possible succès de la journée de colère et de mobilisation du 17 novembre. J’ai même été obligé de me gendarmer pour que des amis annulent un colloque prévu depuis longtemps à la même date ; je ne suis pas prophète, mais je commence à connaître les réactions de mes compatriotes et j’ai cru en cette opération dès la première annonce de la mobilisation. Il faut dire qu’allant faire le plein à la pompe du supermarché, j’y ai réfléchi à deux fois en ayant observé que le gazole avait dépassé le prix de l’essence et que la barre symbolique des 1,50 € correspondait pour les plus anciens à un montant de 10 francs le litre…

Devant la montée de la grogne, se traduisant par des points de blocage qui n’en finissent pas de fleurir sur la carte de France (600 à 700 à ce jour) le couple infernal Macron/Philippe tente depuis une semaine de dresser un contre-feu à base de promesses vagues et non chiffrées. Au programme : « défiscalisation des aides au covoiturage – ça concerne combien de Français et ça représente combien par mois ? -, augmentation du chèque énergie – n’oublions pas que les prescripteurs sont les Régions et que leur président, François Baroin, a annoncé qu’il n’en était pas question – , élargissement des indemnités kilométriques – combien de Français sont-ils concernés et en plus, les entreprises ne veulent pas en entendre parler – et enfin mise en place d’une « super prime » à la conversion écologique – éclat de rire quand on connaît l’écart entre le prix d’une bagnole hybride ou électrique et la capacité d’investissement des classes populaires -.

Je rappelais dans notre précédente « Lettre d’information » que ceux des Français qui roulaient beaucoup venaient donc de subir une perte, sur 3 ans, de 125 € / mois et que l’on parlait de plus en plus dans les « sphères autorisées » d’un gazole à 2 euros dans les premiers mois de 2019. Ainsi, la perte sèche pour un couple habitant dans la France périphérique et travaillant chacun de son côté devrait doubler, soit une dépense supplémentaire de 500 euros par mois, sans compter les « à-côtés » (garde d’enfants, usure du véhicule…).

On est loin des chiffres d’Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État à la transition énergétique (si, si ça existe …), et d’Édouard Philippe dont les propos relèvent d’une véritable escroquerie intellectuelle, qui nous affirment sans rire que les Français vont gagner de l’argent avec le plan du gouvernement :

« Depuis hier, la super-prime à la conversion peut monter jusqu’à 4.000 euros… mais uniquement pour les 20% des Français les plus modestes (suivez mon regard !), pour acheter un véhicule neuf ou d’occasion ». Que vont faire les 80 autres % de « péquenots » qui ne sont pas éligibles ??? Surtout qu’on arrête de nous parler d’écologie, puisque la prime s’appliquera également à des véhicules moins polluants, mais qui pourront être encore à essence ou diesel ?

L’exemple donné par le Premier ministre concernant le changement d’une Peugeot 206 diesel est d’autant plus grotesque que tous les véhicules anciens vont se voir, petit à petit, refusés par le contrôle technique et interdits de circuler dans les grandes villes. En tout cas, il serait étonnant que ce « grand bluff » ait une quelconque influence sur la mobilisation qui s’annonce grandiose ce samedi 17 novembre et qui laisse espérer la participation de plusieurs centaines de milliers de manifestants sur l’ensemble des départements – peut être là où on ne les attend pas -.

Au vu des discussions et des réactions sur Internet, on se rend compte que les Français ne sont plus dupes et commencent à maîtriser le sujet, à l’instar d’une boulangère de Lozère qui se posait benoîtement la question : « Mais où va aller l’argent produit par l’augmentation de la TICPE, amplifiée par la TVA (qui est une faisanderie supplémentaire qui consiste à taxer la taxe) estimée à 35 milliards, sachant que le reversement de cette super-prime va représenter tout au plus 10 à 15 % du montant collecté ? ». Les caisses de l’État étant vides et le déficit indépassable certains n’hésitent plus à mettre en miroir les chiffres de l’immigration clandestine qui explosent de façon exponentielle.

C’est pourquoi nos « dirigeants » feraient bien de remballer leur morgue vis-à-vis des « en colère », des « sans dents » et du petit peuple. Ils devraient éviter de brandir des menaces de dégagement des barrages par la force, qu’ils ne sont pas certains de pouvoir « assumer » selon l’élément de langage imposé par le gouvernement à ses stipendiés et cela pour plusieurs raisons :

• tout d’abord, vu la fonte des effectifs des forces de l’ordre, le ministre de la police Castaner-Vidocq devrait être bien à la peine pour faire évacuer les quelques 700 rassemblements répartis sur l’ensemble du territoire par seulement quelques dizaines de milliers de policiers.
• ensuite parce que de nombreux policiers et retraités des forces de l’ordre seront présents sur les barrages à l’image du GSP police (Force Ouvrière) et de l’UNPI (Union Nationale de la Police- Indépendants) et que cette journée, improbable, il y a seulement un mois, pourrait bien se transformer en une « jacquerie » ingérable avec l’appui des taxis, ambulanciers, forains, poids lourds bien décidés à prendre le relais pour une période « indéterminée ».
• enfin parce que vous avez déjà effectué une première reculade il y a tout juste un mois en lâchant au milieu du gué le rappeur Médine à l’occasion du concert infâme prévu au Bataclan.
• et puis surtout parce que, de vos menaces, les Français des couches populaires en voie de prolétarisation « s’en tamponnent le coquillard ».

Le mercredi 14 novembre, en rade de Toulon, à l’abri de l’acier et de l’armement du porte-avions « Charles de Gaulle », Emmanuel Macron a voulu persuader les Français, posant en image subliminale devant un avion, qu’il était toujours aux commandes du pays, alors que les événements piteux qui se sont succédé depuis l’été (fête de la musique à l’Élysée, affaire Benalla, Île de Saint Martin, camouflets diplomatiques, « Gaulois réfractaires », taxes en cascade etc. ) n’ont cessé de démontrer le contraire. « Ma seule erreur a été de ne pas avoir su réconcilier le peuple français avec ses dirigeants » a-t-il reconnu ajoutant que le pouvoir ne leur a « sans doute » pas assez apporté de « considération » pendant les dix-huit premiers mois de son mandat. Interrogé sur les rassemblements des gilets jaunes, il n’a rien trouvé de mieux à nous asséner que l’habituelle ritournelle du « risque de récupération politique ».

Nouvelle marque d’outrecuidance que notre peuple ne peut plus supporter…

Rendez-vous est donné à tous nos amis le samedi 17 novembre en soutien aux mécontentements.

La diagonale du populisme

Voici une liste de points de blocages conviviaux dans 15 départements du sud, – de Bordeaux à Menton – où se retrouveront nombre de patriotes.

Samedi 17 novembre

GIRONDE

Bordeaux :
Une opération « péage gratuit » s’est déjà déroulée à Saint-Selves (autoroute de Toulouse) en présence de 200 manifestants. Il est probable qu’une telle manifestation se reproduira au même endroit.
Un blocage du Pont d’Aquitaine à Bordeaux est prévu avec R-V, parc des expositions… Ça va être chaud.

Bassens :
Blocage des dépôts de carburants : organisation à 8h sur le parking de Super U de Bassens.

Biganos :
Un blocage est prévu au bassin d’Arcachon. Rendez-vous est donné à la Teste de Buch, parc des expositions à 13h (940 av de l’Europe ; sortie Rocade facture Biganos).
Autre blocage : à 9h R-V sur le parking d’Auchan à Biganos.

Langon :
rendez-vous au Leclerc, le 17 à 7h.

DORDOGNE :

Bergerac :
rendez-vous à Trélissac au rond-point du Leclerc à 14h.

LANDES :

Mont de Marsan :
Il y avait plus de 100 personnes à la réunion de préparation à Nahuques. Il a été décidé de bloquer les centres commerciaux, les stations-services mais pas les petits commerces. Blocage des giratoires de l’Échassier (nord), de Saint-Avit (est), et de la 4 voies (ouest).
Autres rendez-vous prévus : Dax, Aire-sur-Adour, Castets, Sanguinet.

LOT ET GARONNE :

Une première opération « péage ouvert » a eu lieu au « Passage d’Agen », le 11 novembre. Accueil excellent aux 200/250 manifestants. Les gendarmes eux-mêmes ont donné un bon accueil ! Les mots d’ordre : « pour notre pouvoir d’achat ».
Rendez-vous le 17/11 au Géant Casino de Boé.

HAUTE GARONNE :

De nombreux barrages sont annoncés sur le périphérique de Toulouse pour un blocage de la circulation. Toutes les entrées et sorties vont être bloquées.
Les organisateurs appellent à bloquer les péages d’autoroute, les stations-service, les plateformes logistiques, les grands centres commerciaux + l’aéroport, d’où la présence dans les Assemblées générales du personnel Air France.
L’autoroute Narbonne Bordeaux sera fermée.
Rassemblements à Portet, Labège, Balma, Fondeyre, Eurocentre, Blagnac, Léguevin, Colomier, Roques… On attend une forte mobilisation à Muret Sud.

ARIÈGE :

Un blocage est prévu à Pamiers sur l’A66. D’autres barrages s’organisent sur les autres villes moyennes du département comme Foix et Lavelanet.

AVEYRON :

Un blocage est prévu à partir de 12h au rond-point du bowling du Rouergue à Onet-le-Château.

ARDÈCHE :

Blocages prévus à Privas, Aubenas.
À Aubenas, le rendez-vous est fixé à 8h sur le parking du centre Leclerc à Saint Étienne de Fontbellon.
Par sondage visuel, il y avait à Aubenas environ une voiture sur 12 qui avait mis le gilet jaune sur son tableau de bord.

PYRÉNÉES ORIENTALES :

Perpignan :
Samedi, dès la première heure rendez-vous sur le parking du CGR de la zone commerciale de Claira Rivesaltes pour une opération escargot sur l’autoroute en direction du Boulou avec un blocage de la frontière au Perthus. Les automobilistes seront renforcés par les taxis, les motards, les forains et les routiers.

AUDE :

Narbonne :
Rendez-vous sur le parking de Décathlon pour répartition sur les différents ronds-points.

HÉRAULT :

Montpellier :
Une opération « escargot » dans les deux sens est en préparation sur le tronçon gratuit de l’A709 l’autoroute entre Montpellier-Saint-Jean-de-Védas et Vendargues. Départ à 14h de Saint-Jean-de-Védas sur le parking de l’Hyper-Carrefour .
Pendant ce temps, les motards de la Fédération des Motards en Colère de l’Hérault se rassembleront à 13h sur le parking du site Grammont (Montpellier-est). Ils pourraient rejoindre leurs collègues du Gard sur le rond-point de Gallargues comme ils l’avaient fait précédemment.

Béziers :
Rendez-vous au péage de l’autoroute Béziers ouest (vers Narbonne) à partir de 6h du matin. À signaler que dès dimanche soir, ce seront les chauffeurs poids lourds qui prendront le relais pour des opérations « escargots » avec blocage de raffineries.

GARD :

Nîmes :
Blocage du périphérique à partir de 8h du matin à la sortie de Nîmes ouest (KM Delta) ainsi que sur l’autoroute A9.
À 14h, les motards se retrouveront au Stade des Costières pour une opération « escargot » jusqu’au rondpoint de Gallargues.

Alès :
Un blocage est prévu à 14h à l’entrée de la ville en arrivant de Nîmes sur le premier grand Rond-point.

Bagnols sur Cèze :
Les blocages vont concerner quatre ronds-points, ceux de la Cèze, Carrefour-Market, Intermarché, Weldom. Le rendez-vous est fixé à 7h du matin sur le parking du Boug-Neuf.

Les Angles :
Un barrage est prévu au grand Rond-point des Angles (Intermarché) à partir de 8h. Accueil avec café.

VAUCLUSE :

Avignon :
Rond-point Réalpanier à partir de 8h ainsi qu’au péage d’Avignon-nord sur l’autoroute A7.

Orange :
Rassemblement sur le parking d’Intermarché, av. Charles de Gaulle à 8h.

VAR :

Rendez-vous à Saint-Maximin- la Sainte-Baume à 8h pour un blocage de l’autoroute A8. Puis opération escargot en direction de la sous-préfecture de Brignoles.

ALPES MARITIMES :

Blocage du péage de l’autoroute « sortie Antibes ».

Des groupuscules « anarcho-gaucho-végan » prévoient un rassemblement « à pied » à Bordeaux, place de la république à 11h. Idem à Toulouse centre-ville et Montpellier Carrefour Saint-Jean-de-Védas.

On conseille aux commerçants de baisser leurs rideaux, les gauchistes se transformant rapidement en casseurs…

Consignes :

Le 17 novembre : ne faire « aucun achat » par CB, n’aller dans « aucune banque », ne « pas se servir aux pompes » à essence, « aucun cinéma », « aucune dépense » de quelque sorte, pas « un seul centime », « aucune caisse en marche dans tout le pays », « ne pas prendre de transports en commun », pas de péages, parkings, autoroutes, là oui on bloque ce qui emmerde le plus le gouvernement c’est à dire « LE FRIC » …

En voiture, moto, scooter… amenez vos gilets jaunes !!!

Amener à boire et à grignoter pour soi et à partager (café chaud), coupe-vent, couverture, foulard…

AUTRES ENDROITS :

https://www.linternaute.com/auto/magazine/1750751-blocage-17-novembre-ou-seront-les-gilets-jaunes-la-carte-en-direct/

BRETAGNE

Gilets jaunes : la liste des manifestations en Bretagne historique




Barbès, le carrefour de toutes les combines

Samir Lebcher travaille avec une matraque télescopique et une bombe lacrymogène à portée de main, et c’est bien légitime, car il exerce un métier difficile : marchand de journaux. Difficile, en effet, de vendre du papier à des gens qui n’en achètent plus. Difficile, surtout, de le faire au milieu d’un tourbillon nommé Barbès. L’emplacement de son kiosque, au coeur de ce carrefour populaire et cosmopolite du nord de la capitale, a pourtant de quoi faire saliver ses 326 confrères parisiens : à cheval sur quatre boulevards (Magenta, La Chapelle, Barbès, Rochechouart), trois arrondissements (9e, 10e et 18e), et deux lignes de métro (2 et 4), au pied d’une station dont 11 219 335 voyageurs ont franchi les tourniquets en 2017 ce qui la place au 15e rang sur 303.

Voilà quarante-deux ans que la famille Lebcher tient la baraque. Jean-Michel, le père, avait repris l’affaire en 1976. Jean-Paul Sartre et François Mitterrand sont venus lui acheter la presse; Léon Zitrone passait prendre son Paris-Turf le dimanche.

(…) Lundi 24 septembre, le kiosque de Samir est resté fermé. « Le samedi d’avant, une personne s’est fait arracher son collier en or juste devant, raconte-t-il . Ça ne peut plus durer. Ce n’est pas à moi de faire de l’ordre, parce qu’un jour, je vais me prendre un coup de couteau. Ça me fend le coeur, mais je préfère fermer que de voir ça. On a laissé pourrir le quartier. Ça pourrait difficilement être pire. » Pendant les travaux du viaduc, en 2017, Samir avait changé de décor et s’était installé face à la Comédie-Française, au Palais-Royal, sorte d’anti-Barbès. Au bout d’un an, il est revenu dans son fief, aux premières loges d’un spectacle dont les personnages dépassent l’imagination. Une punkette flânant avec un perroquet sur l’épaule droite, un merle sur la gauche. Un vieillard plié à 90 degrés, le dos parallèle au sol, obligé de lever la tête pour voir où il va. Sous nos yeux, une clocharde est entrée dans le kiosque de Samir pour lui demander la monnaie sur un billet de 500 euros tout droit sorti d’une imprimante. Un toxico a un jour essayé de lui vendre un cercueil qu’il trimbalait dans un chariot.

(…) Le mercredi et le samedi, c’est le même cirque puissance dix, à cause du marché le moins cher de Paris, qui se déploie sous le métro, et de son pendant illégal, sur le trottoir d’en face, le « marché de la misère » où l’on trouve tout et franchement n’importe quoi, à même le bitume, pour 3 francs 6 sous : un slip, une boîte de raviolis, une chaussure gauche sans la droite, un bout de fromage sous plastique, une batterie de téléphone, du dentifrice…

Au milieu du magma humain stationnent les maîtres des lieux : des dizaines de marchands de cigarettes. Ils passent leurs journées appuyés contre les murs du carrefour, à moins que ce ne soient les murs du carrefour qui s’appuient sur eux, on ne sait plus très bien. Audible dans le tintamarre, leur psalmodie est devenue l’emblème sonore de Barbès : « Marlboro-Marlboro-Marlboro » , « Legend-Legend-Legend » . Prix imbattables : Marlboro, 5 euros le paquet; Legend, 3,50 euros. Origine douteuse : contrebande ou, plus toxique, contrefaçon (Chine, Turquie, Maghreb, Europe de l’Est). Parfois le texte varie : « Chichon-chichon-chichon » , ou bien « shit-shit-shit-shit » , ou simplement « ch-ch-ch-ch » . On dirait des cigales, mais c’est une sacrée faune. Casquettes à l’envers, bananes en bandoulière, lunettes de soleil même quand il fait gris, même quand il fait nuit. Cocards, balafres, nez de traviole, prémolaires qui manquent. Des gueules patibulaires mais presque, comme dirait l’autre. Voire complètement tibulaires.

Pas de réseau très structuré, la vente se fait de manière anarchique. Traits communs : les vendeurs, souvent sans papiers, vivent rarement à Barbès et viennent tous d’Annaba, dans l’est de l’Algérie. Gare à celui qui vient d’ailleurs. En août 2017, un Algérois trop ambitieux a été vertement prié de foutre le camp. Il est revenu le lendemain, la police l’a arrêté avant qu’il ait eu le temps de faire usage du cocktail molotov qu’il venait d’allumer.

« Le tout premier vendeur s’appelait Djamel » se souvient Jean-Michel Lebcher, qui l’a vu arriver devant son kiosque au milieu des années 2000, « quand le prix du tabac a grimpé en flèche. Un type lui rapportait des paquets d’Algérie, par avion ou par voiture. Pendant six mois, il était tout seul. Les flics n’y prêtaient pas attention. »

« A la limite, les vendeurs de clopes, ça ne me dérange pas, explique Samir Lebcher. En revanche, quand les pickpockets débarquent l’après-midi… » On arrive alors dans le carrefour des Bermudes. Combien de portables et de portefeuilles Barbès a-t-il englouti ? Technique habituelle : attendre que le voyageur soit engagé dans le tourniquet du métro pour arracher un iPhone ou un sac à main. Technique subsidiaire : le « vol portière » qui consiste à faucher les affaires traînant sur le siège passager des voitures au feu rouge.

(…) Le Monde