Pourquoi l’immigration a fortement augmenté en France en 2021

Articles  :  Jan. 2022 –   Dec. 2021 –   Nov. 2021 –   Oct. Facebook : https://www.facebook.com/ORTF-News-107572991571884

ANALYSE – L’année 2021 signe un retour aux tendances constatées avant la crise sanitaire, avec très peu d’expulsions de clandestins.

• Explosion des acquisitions de nationalité française

Depuis le début du quinquennat, ­jamais le nombre d’étrangers devenant français n’a été aussi élevé : plus de 94.000 acquisitions de nationalité (53 %). Cette évolution est portée par plus de 75.000 acquisitions par décret (79 %), « en lien avec la facilitation des procédures pour les étrangers “en première ligne”, impliqués de manière active dans la lutte contre le Covid-19 » et par « les gains de productivité à toutes les étapes de la procédure », se félicite l’Intérieur.

• Plus 100.000 contrats d’intégration signés

La France a aussi largement tendu la main aux nouveaux arrivants. « Nous revenons progressivement au niveau d’immigration d’avant la crise sanitaire », constate un cadre de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii). Avec 109.000 contrats d’intégration républicaine (CIR) signés, ce marqueur de l’immigration légale dépasse son niveau de 2019 (1,2 %).

• La délivrance de visas de long séjour s’intensifie

Selon la Direction générale des étrangers en France (DGEF), « la délivrance de visa s’inscrit en hausse en 2021 (2,9 %), avec un total de 733.069 visas délivrés ». On est loin des 3,5 millions de visas accordés avant la crise du coronavirus. En cause : la chute des déplacements internationaux.

Mais attention : l’an dernier, si la délivrance des visas de court séjour a connu une nouvelle baisse (- 10 % par rapport à 2020), celle des visas longs s’est redressée (54 %). « Avec 229.094 visas long séjour délivrés, cette hausse efface presque entièrement la chute de l’année 2020 (236 246 en 2019) », souligne la DGEF. À noter : « une très forte progression » des visas accordés aux Saoudiens, troisièmes derrière…

(…) Le Figaro


Demandes d’asile, expulsions, délivrance des visas… Tous les secteurs de l’immigration ont montré de premiers signes de reprise en 2021, après une année 2020 de chute record des flux migratoires, selon les statistiques publiées jeudi sur ce dossier brûlant en pleine campagne présidentielle.

Avec 104.577 premières demandes d’asile enregistrées dans les guichets uniques dédiés (Guda), ce chiffre a grimpé de 28,3% en 2021, selon les données provisoires dévoilées par le ministère de l’Intérieur. Une hausse accentuée par l’évacuation de milliers de ressortissants afghans de Kaboul, après la prise de pouvoir des talibans mi-août 2021.

L’Afghanistan conforte ainsi sa place de principal pays d’origine des demandeurs d’asile en France, avec 16.126 dossiers déposés (+62%), loin devant la Côte d’Ivoire (6.268), le Bangladesh et la Guinée.

Cette demande de protection reste très loin des niveaux d’avant-crise sanitaire, lorsque 138.420 premières demandes étaient introduites en 2019. La pandémie “a encore contraint les flux migratoires en 2021“, a résumé le ministère de l’Intérieur, affirmant que la demande d’asile a été “inférieure à (ses) prévisions“. Reste que même modérées, ces arrivées continuent de déstabiliser les capacités d’accueil en France, où les campements insalubres ressurgissent à intervalles réguliers.

Nous avons toujours deux défis devant nous: d’une part l’hébergement des demandeurs d’asile et d’autre part l’accompagnement des réfugiés vers l’autonomie, qui passe par l’accès à l’emploi et au logement“, convient Didier Leschi, directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration.  […]

actu orange

AddFreeStats.com Free Web Stats! Ecoutez DJMusic.fr

Immigration clandestine : l’Algérie « n’accepte plus aucun retour forcé depuis la France »

Articles  :  Jan. 2022 –   Dec. 2021 –   Nov. 2021 –   Oct. Facebook : https://www.facebook.com/ORTF-News-107572991571884

Dans un courriel confidentiel du ministère de l’Intérieur, qu’a pu consulter Mediapart, il est dit que l’Algérie ne veut plus reprendre ses ressortissants soumis à une obligation de quitter le territoire français.

Les tensions diplomatiques entre l’Algérie et la France ne seraient pas terminées. Et cela impacterait l’immigration illégale que doit gérer sans cesse la France. Ce jeudi 20 janvier, Médiapart a révélé de nouvelles informations. Le média a pu consulter un courriel confidentiel daté du 6 décembre 2021, dans lequel le ministère de l’Intérieur a indiqué que les « autorités centrales algériennes n’acceptaient plus aucun retour forcé depuis la France ». Une mesure rendant très compliqué, pour la France, le renvoi de clandestins vers leur pays d’origine.

Des billets d’avion annulés par Alger ?

Dans ce texte, rédigé par la Direction générale des étrangers en France (DGEF) et adressé à la préfecture du Haut-Rhin, il est également écrit : « Alger a donné instruction à son réseau consulaire en France de ne plus assurer aucune audition consulaire et de n’accorder aucune délivrance de laissez-passer. » Médiapart rapporte aussi que les autorités algériennes feraient automatiquement annuler les billets d’avion réservés par le voyagiste du ministère de l’Intérieur français. Dans le courriel, le ministère a en effet rappelé certaines consignes concernant les expulsions des clandestins. Si les personnes soumises à une obligation de quitter le territoire doivent être « volontaires au retour », elles doivent également « acheter [leur] billet d’avion ». Sans doute dans le but d’éviter l’annulation du titre de transport par les autorités algériennes.

Valeurs

AddFreeStats.com Free Web Stats! Ecoutez DJMusic.fr

Macron et Blanquer donnent 496 800 euros à McKinsey pour un rapport fantôme sur « les évolutions du métier d’enseignant »

Articles  :  Jan. 2022 –   Dec. 2021 –   Nov. 2021 –   Oct. Facebook : https://www.facebook.com/ORTF-News-107572991571884

Commentaire R: Ca fait cher la page de rapport…qui finira dans un placard comme d’habitude… Maintenant on comprend mieux où va l’argent des ilmôts et de la CSG.

Macron et Blanquer arrosent McKinsey !

Un demi-million d’euros pour un « rapport » fantôme.

La non-vaccinée Montchalin a essayé de justifier le demi-million disparu.

Elle ne sait pas, elle n’était pas là.

Arrêtez avec votre complotisme.

Merci à D.P.

AddFreeStats.com Free Web Stats! Ecoutez DJMusic.fr

Sandrine Rousseau se prend les pieds dans le drapeau

Articles  :  Jan. 2022 –   Dec. 2021 –   Nov. 2021 –   Oct. Facebook : https://www.facebook.com/ORTF-News-107572991571884

Commentaire R : Toujours les mêmes raisonnements “à deux balles” de Sandrine Rousseau. Il y a au moins une qualité qu’on peut lui reconnaitre, c’est la constance dans la bêtise….A part ça il n’y a rien à en tirer.

La Fédération des chauves à lunettes avait délégué l’un des siens pour animer l’émission de France 5 « C ce soir » du 17 janvier. Six invités de gauche assis côte à côte, un chef d’orchestre, la chorale est au complet pour entamer le chant des partisans de la bienpensance. Thème du jour : « Les dérives identitaires de la démocratie ». Ce n’est pas une émission, c’est une cellule de crise.

Aux côtés de Raphaël Enthoven et Laure Adler, Sandrine Rousseau compte bien apporter sa solution pour sortir la France de l’ornière identitaire. En quelques minutes, la combattante EELV livre un raisonnement affirmant tout et son contraire : «  […. ] Cette valeur du travail [… ] c’est ce qui va nous permettre de lutter contre la montée du fascisme » L’auditoire écoute la suite : « Quand nous n’avons plus d’autre valeur que le travail ce qui nous réunit c’est un drapeau » (Sous entendu la chienlit nationaliste). Résumons la pensée de Sandrine Rousseau : la valeur du travail permet de lutter contre le fascisme mais favorise le fascisme. Le couac ne semble pas perturber les autres chanteurs.

Mais foin de pertinence politique, l’ennemi de Sandrine Rousseau, l’objet de ses souffrances est le drapeau. Le docteur Enthoven tente de cerner les symptômes.  « Est-ce que ça vous chatouille ou est-ce que ça vous gratouille ? » Hors référence à l’œuvre de Jules Romain, le philosophe fait part de son étonnement : « Quel rapport entre le drapeau et le fascisme ? »

Il y en a un, et il est énorme : « Le drapeau, quand il reste la seule emblème de ce qui nous unit, devient forcément la source de nationalisme et donc à la fin du fascisme » répond madame Rousseau. Forcément !

« Dans quel monde étrangement simplifié vous vivez » Raphaël Enthoven est sous le choc. Patraque à son tour. La dame EELV pousse le bouchon des « heures les plus sombres »  presque aussi loin que Gérald Darmanin avec ses néonazis qui lèvent les deux bras. Le concours de la plus grosse ficelle est ouvert. Sandrine Rousseau tient la corde, mais le ministre de l’Intérieur n’a pas dit son dernier mot. Sa dernière déclaration laisse loin derrière l’invité de l’émission de France 5 avec son petit drapeau. En réponse à une journaliste qui le plaçait devant son erreur de jugement sur l’attitude des manifestant anti passe sanitaire censés faire le salut nazi, ne sachant plus que dire, le ministre a décrété que taper dans ses mains était factieux. Applaudissons bien fort nos deux concurrents.

Jany Leroy, Boulevard Voltaire

AddFreeStats.com Free Web Stats! Ecoutez DJMusic.fr

Éric Zemmour invité sur LCI

Articles  :  Jan. 2022 –   Dec. 2021 –   Nov. 2021 –   Oct. Facebook : https://www.facebook.com/ORTF-News-107572991571884

Commentaire R : Toujours des réponses précises apportées par Eric Zemmour. Ecoutez bien les autres candidats: jamais d’explications, aucun raisonnement…que du vent. Faites l’exercice. Comparez les discours de chacun…Il n’y en a qu’un qui se détache et qui explique comment il renversera le “Système” Eric Zemmour.

AddFreeStats.com Free Web Stats! Ecoutez DJMusic.fr

En 2016, pour Mélenchon, le burkini était “une provocation politique”. En 2022, ses militants manifestent en sa faveur

Articles  :  Jan. 2022 –   Dec. 2021 –   Nov. 2021 –   Oct. Facebook : https://www.facebook.com/ORTF-News-107572991571884

20/01/22

25/08/2016

Pas de doute pour Jean-Luc Mélenchon, le burkini est «clairement une provocation politique». «Le burkini n’est pas une tenue religieuse, affirme le candidat de la gauche radicale à la présidentielle, et je doute que le prophète ait jamais donné la moindre consigne concernant les bains de mer». Mais dans un entretien au Monde daté du 25 août, comme sur le plateau de France 2 ce jeudi matin, s’il juge «odieuse» l’instrumentalisation «communautariste» du corps des femmes, il donne un conseil au chef du gouvernement Manuel Valls: «Quand on est l’objet d’une provocation, mieux vaut ne pas se précipiter dedans». Selon lui, «la masse des musulmans est excédée par une histoire qui les ridiculise» et Valls «a eu tort d’en rajouter».

(…) Le Figaro

AddFreeStats.com Free Web Stats! Ecoutez DJMusic.fr

La chanson du jour, Go Ziggy Go – Adani & Wolf

Articles  :  Jan. 2022 –   Dec. 2021 –   Nov. 2021 –   Oct. 2021Sep. Facebook : https://www.facebook.com/ORTF-News-107572991571884

Amoureux des grands espaces et de l’Ouest Américain vous allez adorer ce morceau. Franchement on s’y croirait. L’harmonica, le son de la guitare et le rythme basique de la batterie, que du bonheur. Alors fuyez la grisaille du moment et venez vous réfugier entre deux cactus au milieu du désert américain. Elle n’est pas belle ma chanson du jour ?

AddFreeStats.com Free Web Stats! Ecoutez DJMusic.fr

L’interrogatoire : quand un sénateur PS attaque Bolloré, l’actionnaire de CNews

Articles  :  Jan. 2022 –   Dec. 2021 –   Nov. 2021 –   Oct. 2021Sep. Facebook : https://www.facebook.com/ORTF-News-107572991571884

Il est vêtu d’un costume gris, d’une cravate grise sous ses cheveux gris, d’une chemise bleue et d’un masque bleu. Ce 19 janvier, Vincent Bolloré fait face, seul derrière un bureau nappé de rouge, à une quinzaine de sénateurs, toutes tendances confondues, dans le cadre d’une audition sur la concentration dans les médias. D’autres grands patrons de médias sont convoqués, bien sûr, mais personne ne s’y trompe : c’est bien lui, Vincent Bolloré, le mets de choix. Il est, en particulier, la cible du sénateur PS David Assouline, le rapporteur de cette commission. Un sénateur très préoccupé par un modeste grain de sable de l’empire Bolloré : la petite chaîne CNews, une des quatre chaînes d’information françaises, qui pèse vaillamment 2 % de part d’audience nationale des télévisions en France en 2021.

Mais voilà, on entend, entre autres, à l’antenne de cette chaîne d’opinion des propos de droite. Infâme. Il faut donc frapper à la tête. Bolloré incarne tellement la figure du méchant patron de droite ! Dès les premiers mots, le sénateur David Assouline évoque la concentration des médias et embraye : « Vous êtes devenu un acteur important de cette concentration. » Il énumère alors une interminable liste de médias propriété de Bolloré où l’on trouve, comme à la Samaritaine, de tout petits médias aussi politiquement engagés que la chaîne CStar (!), de grands médias comme Europe 1, des groupes comme Universal (où Bolloré détient une participation minoritaire) ou encore le groupe d’édition Hachette. « Pourquoi constituer cet empire médiatique ? », demande le sénateur Assouline. Bon élève, Bolloré tente d’expliquer que le groupe Vivendi qu’il contrôle fait face à de petits concurrents du secteur qui s’appellent Disney, Netflix, Amazon ou Apple, mais on voit bien qu’Assouline n’écoute pas. Ce qui l’intéresse, ce ne sont pas les milliards, c’est cette maudite petite chaîne. « Notre intérêt n’est pas politique, idéologique, il est purement économique, plaide Bolloré derrière sa table rouge. Sur l’information, nous sommes minuscules. »

David Assouline met alors les deux pieds dans le plat. « Personne ne jetterait la pierre à une réussite économique, dit-il. Mais nous sommes dans le domaine où se façonne l’opinion et le domaine de l’information est fondamental pour que les citoyens soient informés de ce qui se passe et se fassent des opinions. La liberté et l’indépendance sont fondamentaux (sic). La télévision est très prescriptrice d’opinion. » Donc, la télévision, ce n’est pas pour le méchant Bolloré. Il poursuit, David Assouline, dénonce une certaine brutalité dans la prise en main des médias : i>Télé devenu CNews (décidément), mais aussi Europe 1 et le JDD. Il a vu l’arrivée d’une « ligne idéologiquement très marquée » sur CNews, bien sûr. Cela lui déplaît. Il a même détecté à l’antenne « des idéologies mises au banc de la République depuis la Libération ». Diable ! Pour lui, avant, c’était mieux car « on ne tenait pas de propos racistes et homophobes sur les antennes ». Voilà l’affaire. On s’en fiche, que cet entrepreneur français de génie soit parti d’un groupe en faillite de 20 millions d’euros de chiffre d’affaires et 800 salariés pour en faire un fleuron industriel de 80.000 salariés et 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Tout cela n’a pas d’importance. Ce qui intéresse, c’est cette petite chaîne qui donne le micro à des gens de droite, dans le respect des règles du pluralisme, sous le contrôle de la justice et du CSA, mais c’est insuffisant. « Vous n’intervenez pas dans ces rédactions ? », interroge le procureur, pardon, le sénateur Assouline. Bolloré explique qu’il a autre chose à faire et précise, au passage, que la chaîne i>Télé, devenue CNews, a englouti 400 millions d’euros au cours de son existence. Selon nos informations, elle approche seulement de l’équilibre économique. Pour se défendre, il raconte l’histoire de sa famille, des résistants, des oncles qui ont débarqué en Normandie. Il se dit démocrate-chrétien. « J’aime mon pays et la démocratie », dit-il. Assouline ne désarme pas. Il a « lu », David Assouline, que Bolloré avait « fabriqué » un candidat à la présidentielle. « Personne ne croit que vous n’y êtes pour rien », assène-t-il. Et il interroge. « Est-ce que le racisme et le négationnisme sont des valeurs démocrates-chrétiennes ? » Zemmour écrit des livres publiés par d’autres, travaille pour le groupe M6 (Paris Première) et au Figaro, se défend Bolloré, mais « c’est quand il est sur CNews que ça pose problème. Personne ne savait qu’il serait candidat à la présidence de la République ! » Il a bien rencontré lui-même Zemmour, demande encore Assouline. Oui, Bolloré a déjeuné avec lui, une fois.

L’interrogatoire du capitaine d’industrie a des petits relents de Chine populaire, d’URSS de la belle époque ou de Corée du Nord. Un sénateur socialiste, dans le pays des droits de l’homme, se préoccupe de la liberté d’opinion. On en frissonne un peu. Surprise ou scandale ? Bolloré est reparti libre.

Marc Baudriller, Boulevard Voltaire

AddFreeStats.com Free Web Stats! Ecoutez DJMusic.fr

Jérôme Rivière, député européen du RN : « C’est une décision grave qui me conduit aujourd’hui à rejoindre Éric Zemmour »

Articles  :  Jan. 2022 –   Dec. 2021 –   Nov. 2021 –   Oct. 2021Sep. Facebook : https://www.facebook.com/ORTF-News-107572991571884

C’est une nouvelle bombe dans la campagne et les relations déjà tendues entre les camps Zemmour et Le Pen. Député européen du Rassemblement national depuis 2019, président de la délégation française du groupe Identité et Démocratie au Parlement européen, Jérôme Rivière a pris la décision de quitter le groupe de Marine Le Pen pour rejoindre la campagne d’Éric Zemmour. Cet avocat et chef d’entreprise passé par l’UMP et le MPF de Philippe de Villiers explique, en exclusivité à Boulevard Voltaire, les raisons d’un choix marquant qui bouscule la campagne présidentielle à droite de l’échiquier politique.

Vous avez été député de la première circonscription des Alpes-Maritimes, vous êtes député européen pour le Rassemblement national depuis 2019 et président de la délégation française du groupe Identité et Démocratie à Strasbourg. Vous êtes avocat, chef d’entreprise. Vous êtes passé par l’UMP, le MPF et, aujourd’hui, vous rejoignez la campagne d’Éric Zemmour au moment où Marine Le Pen se détache plutôt dans les sondages. Pourquoi rejoignez-vous Éric Zemmour ?

Jusqu’à aujourd’hui, je suis le patron des députés du Rassemblement national au Parlement européen, un groupe de 23 députés avec des moyens et des capacités d’expression importants. Ce n’est pas une décision facile, c’est une décision grave qui me conduit aujourd’hui à rejoindre Éric Zemmour. Pourquoi ? Depuis les élections régionales, j’ai le sentiment que quelque chose s’est cassé et que la victoire de Marine Le Pen n’est plus possible. Une victoire aux régionales aurait été une marche supplémentaire pour envisager une victoire à l’élection présidentielle. Je lui suis extrêmement reconnaissant d’avoir porté les idées nationales et défendu ce camp qui n’était défendu par personne. Marine Le Pen est une bête politique, et à l’occasion des régionales, elle a compris que c’était perdu. J’en veux pour preuve la façon dont elle a modifié la structure du Rassemblement national durant l’été. Elle avait le choix : elle pouvait faire le parti de sa future majorité présidentielle ou faire une structure qui se rabougrisse sur elle-même. Elle a choisi cette deuxième solution en s’entourant de gens proches et en écartant ceux qui avaient fait le succès du rassemblement qu’elle prônait.

Puis, durant l’automne, est intervenu un phénomène important, structurant : Éric Zemmour, qui n’est pas un personnage politique à l’origine, arrive dans le débat politique et pose, pour la première fois, la bonne question aux Français. Il leur dit « L’élection présidentielle prochaine portera sur la disparition ou non de la France, de notre civilisation ». Au même moment, Marine Le Pen entamait sa campagne en disant « Je veux nationaliser les autoroutes et privatiser les chaînes de télévision publiques ». Ce sont des mesures intéressantes, mais ce n’est pas une ambition présidentielle. Donc, cette intuition que les choses ne fonctionnaient pas, ce candidat qui arrive et pose les bonnes questions avec des réponses enthousiasmantes et nous dit « C’est possible, j’ai des solutions, on peut y croire ensemble et avoir un avenir pour la France » me conduisent à me dire que j’ai le droit et le devoir de faire un acte courageux. Ce n’est pas simple. La place est chaude en président de groupe : des moyens, des collaborateurs. Éric a fait un choix courageux, il a quitté une situation professionnelle relativement confortable, mais l’heure grave que traverse notre pays mérite des efforts et c’est cet effort que je fais aujourd’hui en quittant les fonctions de président de groupe et en rejoignant la campagne d’Éric Zemmour.

Comment Marine Le Pen a-t-elle pris votre décision ?

Je le lui apprends à travers une décision de presse. Un homme politique est avant tout un homme libre qui fait des choix devant ses concitoyens et devant les électeurs. Ce n’est pas un choix d’arrière-boutique, c’est une décision longuement réfléchie et pas facile à prendre, car j’ai beaucoup d’amis au Rassemblement national. Pendant longtemps, c’était le seul parti qui défendait ces idées nationales, mais l’équation a changé. Le danger est trop grave et on a une solution devant nous. Il est nécessaire de se joindre à un combat qui nous permettra de gagner ou faire gagner nos idées.

Allez-vous quitter votre siège de parlementaire à Strasbourg ?

Non, car j’ai été élu par les Français pour un mandat de cinq ans et, donc, je serai parlementaire européen jusqu’en juin 2024.

Vous serez le premier parlementaire européen de Reconquête. Pourquoi rejoindre Éric Zemmour à ce moment-là de la campagne, à moins de cent jours de l’élection présidentielle ?

Ce n’est pas tardif, le combat commence en ce début d’année, avec la présidence française de l’Union européenne par Emmanuel Macron. Je ne suis pas un ingrat, pendant un moment, j’ai vu que Marine Le Pen se posait des questions. Je voulais être certain que je ne me trompais pas de diagnostic. Désormais, je suis certain qu’elle n’est pas en capacité de gagner et de rassembler. Je vois, à travers les différentes prises de position d’Éric Zemmour, qu’il est le seul capable de réaliser ce que lui appelle l’union des droites et que je préfère appeler l’union des conservateurs et des populistes. La candidate du Rassemblement national n’est pas en situation de rassembler les électeurs LR déçus de Valérie Pécresse. De même, Valérie Pécresse ne convaincra jamais les électeurs du RN de la sincérité de ses prises de position. Par ce positionnement, Éric vient de briser ce cordon sanitaire qui existait autour des populistes et qui réveille les conservateurs. Il porte ce rassemblement.

Quelles seront vos fonctions auprès d’Éric Zemmour pendant la campagne et peut-être après ?

Je rejoins Éric Zemmour en tant que vice-président de son parti Reconquête et je serai son porte-parole à l’occasion de l’élection présidentielle.

Quelles sont les grandes différences entre le programme d’Éric Zemmour et celui de Marine Le Pen ?

Des sujets de fond n’ont pas été encore abordés à l’occasion de cette campagne, comme les sujets de société. La campagne s’est engagée différemment : Marine Le Pen avec des propositions intéressantes mais très techniques et, de l’autre côté, Éric Zemmour qui s’engage sur des sujets fondamentaux comme la lutte contre le « wokisme », les questions de genre. Ce sont des sujets essentiels à notre civilisation que Marine Le Pen évite. Elle ne veut pas en parler et n’a pas de convictions totalement forgées sur ce sujet. Oui, elle est contre l’immigration et le programme qu’elle propose et celui d’Éric Zemmour sont très similaires. Mais au-delà de la lutte contre l’immigration, il y a des sujets de société importants : la marchandisation du corps humain, par exemple la GPA. Sur ces enjeux-là, la conviction de Marine Le Pen n’était pas totalement forgée. Elle avait une forme de résignation et faisait une hiérarchie dans les combats. Éric Zemmour considère que c’est un combat complet et ce combat de civilisation doit être mené. Il y a tout à prendre, on ne peut pas faire le choix. Notre pays, notre Histoire, ce n’est pas simplement la lutte contre l’immigration, c’est aussi une conception de l’homme. Ce refus de la marchandisation de l’homme est porté par Éric Zemmour.

Pensez-vous qu’Éric Zemmour peut faire l’union des droites qui sera indispensable pour gagner cette élection présidentielle ? S’il n’est pas au second tour, apportera-t-il ses suffrages à Marine Le Pen ?

Que les choses soient claires : j’ai un adversaire dans cette campagne et il y a un objectif : qu’Emmanuel Macron ne soit pas réélu pour un deuxième mandat. Il n’y a pas d’erreur à faire. Marine Le Pen n’est pas un adversaire. J’ai été au Rassemblement national jusqu’à il y a quelques heures. L’adversaire d’Éric Zemmour, l’adversaire des Français, celui qui divise la France, qui est brutal et pose problème à notre civilisation, celui qui nous dit avec une grande vulgarité la manière dont il traite les Français, c’est Emmanuel Macron. C’est le seul adversaire que nous ayons. Au deuxième tour, il n’est pas question qu’il y ait une seule voix du camp des conservateurs et des populistes qui aille vers Emmanuel Macron. Ceux qui diraient l’inverse sont convaincus qu’Emmanuel Macron est la bonne solution. Certains élus chez Les Républicains sont déjà convaincus que le projet mondialiste d’Emmanuel Macron est le bon projet. De l’autre côté, vous avez le projet national. Un seul adversaire : Emmanuel Macron !

Emmanuel Macron prend la présidence de l’Europe aujourd’hui. Pensez-vous que ce sera un atout dans sa campagne ou, au contraire, un handicap ?

On l’a vu à Strasbourg, il est venu et a fait un discours qui sortait de toutes les normes acceptables au Parlement européen : il a parlé et répondu beaucoup trop longtemps. Jordan Bardella a fait, pour le Rassemblement national, un discours bien construit en rappelant à Emmanuel Macron les erreurs qu’il faisait. Ce dernier lui a répondu avec une forme de mépris et d’arrogance.

Il va tenter d’exploiter cette présidence. C’est, pour lui, beaucoup d’argent, et c’est très injuste car, dans une élection présidentielle, les candidats doivent avoir des budgets équivalent pour lutter de façon loyale. Il va dépenser 60 à 70 millions d’euros pour cette présidence en faisant de grands dîners, des rencontres avec les dirigeants internationaux. Mais je suis assez confiant, les Français voient au travers de ce décorum et en ont ras le bol du « en même temps » qui ne veut rien dire.

Si Éric Zemmour était élu, quelles seraient ses premières mesures ?

Il faut mettre un terme immédiatement à ce Grand Remplacement : le constat qu’une immigration légale et illégale est organisée pour venir combler le déficit de naissance qui existe en Europe occidentale. Ces arrivées massives de populations génèrent un problème de civilisation. Des civilisations différentes coexistent avec d’immenses tensions et beaucoup de violence. Cela entraîne un immense déclassement car les Français les plus démunis, les classes populaires, se retrouvent confrontés à des difficultés financières. Notre pays régresse industriellement, économiquement. La première mesure serait de mettre en œuvre la lutte contre l’immigration, l’interdiction du droit du sol. C’est la première chose à démontrer. Éric Zemmour l’a dit. Lorsque j’étais député, j’avais fait campagne pour la disparition de l’aide médicale d’État avec laquelle un étranger en situation irrégulière ne paie rien en matière de soins, y compris les soins de confort. En 2002, on promettait déjà de la supprimer. Jamais l’UMP ou les LR ne l’ont fait. Ils ont été en situation de le faire et ne l’ont jamais fait.

Au pouvoir, Éric Zemmour doit démontrer, durant les 100 premiers jours, qu’il apporte des réponses aux Français.

Qu’est-ce qui vous permet de croire au succès de la droite nationale et de la droite, au second tour de la présidentielle ?

Je crois que les Français en ont assez. Quand je me promène dans les rues des villes de notre pays, je vois des populations trop différentes, des malaises dans certains quartiers. Pour aller à Strasbourg, je vais gare de l’Est, pour aller à Bruxelles, je vais gare du Nord et je vois bien que c’est une France très différente et que vous avez des populations qui sont ici pour des motifs essentiellement économiques. Les Français en ont marre, ils ont envie de retrouver leur France. Lorsque Éric Zemmour a fait son grand meeting à Villepinte, j’ai entendu ce cri « On est chez nous ». Ce slogan des militants du Rassemblement national que j’entends dans les meetings du RN depuis six ans, les LR ne veulent pas l’entendre car ils le trouvent un peu vulgaire. Éric le revendique : oui, on est chez nous et on a le droit de le dire.

Marc Baudriller, Boulevard Voltaire

AddFreeStats.com Free Web Stats! Ecoutez DJMusic.fr

Sondages et communication : le marketing fossoyeur du politique

Articles  :  Jan. 2022 –   Dec. 2021 –   Nov. 2021 –   Oct. Facebook : https://www.facebook.com/ORTF-News-107572991571884

Une démocratie malade de ses sondages, le politique miné par le marketing politique, des éléments de langage testés en lieu et place d’une vision du monde. Quand le politique devient simple porte-parole d’une société d’études d’opinion. Une analyse au vitriol d’un expert en marketing.

Sur le front des épidémies, il en est une dont le pic est bien loin d’être atteint : la « diarrhée sondagière »… L’expression est lâchée et avec elle, cette avalanche de commentaires sur la frénétique quête du trône, qui placent en permanence le politique sous monitoring. Les études présenteraient l’immense avantage d’offrir une photographie quasi scientifique de l’opinion, invitant les candidats à intégrer les thèmes porteurs, attisant compétitions, alliances ou renoncements. En bref, un sondage faiseur de rois, de royaumes, d’éléments de langage, priorisant, disqualifiant, à deux doigts de ringardiser définitivement la véritable consultation démocratique.

Le sondage, thermomètre ou symptôme ?

Le chiffre, l’échantillon, l’institut impressionnent… un parfum d’objectivité mathématique plane sur les plateaux et dans les rédactions dès lors qu’un patron d’officine, ayant pignon sur rue, nous invite à nous départir des polémiques, du débat politique, pour nous en remettre à la Vérité absolue, livrée par un pourcentage de l’échantillon représentatif.

Mais qu’en est-il au juste de cette Vérité ? Comme toujours, toute médiation « informe » le réel, une carte aussi fidèle soit-elle n’est jamais le reflet exact du territoire. Une cohorte de biais méthodologiques, volontaires ou non, pollue immanquablement enquêtes d’opinions, études quantitatives ou qualitatives, jusqu’à forger parfois de véritables armes de manipulation massive. Un rappel au décryptage et à la lucidité s’impose donc :

– Qui a commandité le sondage ? Une première question essentielle car quoi que puisse être l’impératif méthodologique et déontologique du sondeur, les marges de manœuvres du client pour « orienter » l’affaire restent considérables. Prenons la formulation des questions (segmentation du questionnaire, choix des thèmes sur un questionnaire fermé etc.). Éric Zemmour faisait assez justement remarquer que dans les sondages présentant le pouvoir d’achat comme priorité des Français, les autres choix proposés (immigration, insécurité/terrorisme, identité française) faisaient l’objet d’une segmentation génératrice d’un biais majeur. En effet, le bloc pouvoir d’achat ne totaliserait que 45 % face à un bloc identité/sécurité qui regrouperait 59 %… Encore fallait-il les rassembler ! ou émettre à minima cette hypothèse de regroupement des items…

La plupart des médias s’empresse ainsi de relater cette pseudo vérité influençant de facto l’électeur sensible aux préoccupations des médias dominants et finissant par la rendre auto-réalisatrice.

– Quel est le cadre méthodologique de l’enquête ? Le commanditaire de l’étude peut aussi, ici ou là, exercer son influence sur le choix de l’échantillon. L’intégrité du sondeur sera sauve si celui-ci exprime simplement le cadre exact de l’enquête et le profil des personnes sondées, ce qui est toujours le cas mais ce que personne ne lit !

– Vous avez dit redressements ? Un vote réputé « sous-déclaré » comme l’intention de vote pour le RN fera l’objet d’un redressement, c’est-à-dire d’un plus ou moins x % destiné à compenser une réalité cachée (!). Au gré des moments de la vie politique, un commanditaire « orienté » aura intérêt à faire pression sur son prestataire pour renforcer ou rabaisser le score de la formation politique en question, évidemment dans la limite d’un redressement et d’une marge d’erreurs « raisonnables ».

– Quid du commentaire de l’étude ? Une source inépuisable d’affirmations manipulatoires, sous couvert d’expertise, avec en toile de fond un respect bien naturel dû au client qui ne manquera pas de passer à la moulinette les propos du chargé d’études.

Halte aux sondages : la prise de consciences des médias

Souvenons-nous de l’information fracassante (IFOP 2018) selon laquelle 40% des Français seraient favorables à un régime autoritaire… Cette alerte instillée par les commentateurs de tout poil et de tout bord reposait sur une confusion entre « Régime totalitaire » et « autorité de l’Etat » que l’introduction préalable au questionnaire administré (totalement occultée par les commentateurs) levait en grande partie. Ce ne sont là que quelques exemples de dérives assez classiques d’une sondo-médiacratie prétendument affublée des attributs d’une science exacte.

Il y a depuis peu une timide prise de conscience (réelle ou affichée ?) de quelques médias. Depuis Ouest France jusqu’au journal Le Monde, les rédactions semblent prendre leur distance allant jusqu’à infiltrer dans des enquêtes (IPSOS, IFOP, KANTAR, BVA, Opinion Way, HARRIS, GFK) des reporters maisons, tel Luc Bronner, grand reporter au Monde, pour mettre en lumière les fausses déclarations d’identité des sondés, biaisant la nature de l’échantillon !

Discrédits méthodologiques, recrutements bidon, clairvoyance tardive (« les sondages participent à la fabrique de l’opinion au détriment d’un vrai débat » nous dit le rédacteur en chef de Ouest France). Ces états d’âme prendront-ils le pas sur l’impérieuse nécessité de vendre du papier ou de faire du clic… Il est permis d’en douter.

Autre point de vigilance dans le camp des sondeurs qui leur pourrit véritablement la vie au quotidien : l’extrême versatilité de l’électeur/consommateur néophile et éternel insatisfait. Plus il est « millénium » (18-40 ans) et citadin, plus il zappe. Son inconstance déclarative est sa marque de fabrique. Exit donc les baromètres d’opinions fondés sur des blocs stables et homogènes, exit donc les liens forts, les tendances lourdes et la prospective socio-comportementale sur le moyen et long terme : l’Homo-Oeconomicus est devenu liquide dans un monde liquide.

Savoir aujourd’hui ce que vous voterez demain

La machine macronienne aura inauguré avant l’élection présidentielle de 2017 la première campagne digitale de l’histoire de notre pays. Héritée des méthodes américaines mises en œuvre sur les campagnes d’Obama en 2007 et 2012, elle s’est fondée sur la constitution de bases de données consultables en temps réel sur les réseaux sociaux et la mise en place de nouveaux logiciels d’analyses du Net. Tout comme dans les concertations citoyennes abusivement qualifiées de démocratie participative, qui consacrent la démission du politique en tant que force de proposition, la formulation d’éléments programmatiques d’un candidat ne dépend plus de ses engagements, de sa vision du monde, mais bien d’un champ d’attentes pré-identifié et calibré en temps réel, qui transforme l’offre politique en offre miroir.

Des instituts tels BVA travaillant pour l’Elysée planchent non seulement sur le volet enquêtes d’opinion et tendances, ce qui était déjà le cas lors des précédents mandats et peut donc influencer des thématiques de campagne, mais également sur l’approche socio-comportementale en « dynamisant » les éléments de langage issus en première intention du cabinet du Président, à la lumière de tests, de techniques de marketing comportemental jouant ainsi efficacement sur les peurs et le cerveau reptilien de nos concitoyens. La gestion de la crise COVID depuis novembre 2020 en est une superbe illustration, avec en point d’orgue l’annonce inquisitoriale du chef de l’état le 12 juillet 2021, dont le bénéfice politique devrait se confirmer.

Jouer sur les peurs et déceler aujourd’hui, à grands renforts d’algorithmes, ce que vous consommerez/voterez demain est devenu le privilège d’une certaine élite dans un Monde déjà post démocratique.

« Un peu moins de tests et un peu plus de testicules »

Christophe Guilluy nous rappelle que « dans les stratégies électorales, les partis ne s’adressent plus qu’aux catégories supérieures et aux retraités ». Il existe donc un bloc majoritaire non représenté, enfumé par les élites, qui, confortées par les études et une sémantique ciselée, jouent sur les peurs. Peur de la pandémie, peur du retour du fascisme, peur du réchauffement climatique, peur du peuple… Ultime perversion : parvenir à convaincre le peuple qu’il doit avoir peur de lui-même. Désactiver l’électeur au moment de l’élection. Préférer au référendum d’initiative citoyenne, des ersatz de démocratie, des sondages, des concertations avec des participants professionnels tirés au sort ou issus d’associations. Fustiger le populisme trop populeux, trop populaire, imprévisible et anxiogène.

Prétendre savoir, avant que vous ne choisissiez, ce que vous allez choisir est bien la marque ultime du mépris des peuples, un mépris de sachant, promoteur d’une expertocratie, cynique, à fort relent totalitaire. Invitons les politiques dissidents, désireux de s’opposer à ce marketing stérilisant, à faire leur cette formule inattendue lancée il y a un peu plus de 30 ans par Jacques Lendrevie, éminent professeur de marketing à HEC, à ses étudiants dont j’étais : « Mes chers amis, les études marketing sont vraiment très importantes pour savoir où l’on en est ou pour éventuellement tester un concept, mais pour sortir du lot, il faut parfois un peu moins de tests et un peu plus de testicules ».

Merci à la revue Eléments

AddFreeStats.com Free Web Stats! Ecoutez DJMusic.fr