Immigration : les leçons du modèle danois

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+ Webtube : Comme quoi avec un peu de bon sens et une vraie volonté politique de faire avancer les choses, l’immigration peut ne pas être un problème…

« Imaginez un pays où l’assimilation n’est pas un sujet tabou. Imaginez un pays où la lutte contre le séparatisme ne reste pas un vœu pieux. Imaginez un pays où un gouvernement social-démocrate poursuit, en la durcissant, une politique “anti-ghettos” initiée par la droite. […] Non, vous ne rêvez pas ; ce pays existe, c’est le Danemark. » Ainsi s’introduit la longue enquête menée par Valeurs actuelles cette semaine, au sujet du Danemark, souvent cité comme exemple en matière de lutte contre le séparatisme et l’immigration massive.

Comme en France, c’est à partir des années 1970 que le Danemark ont vu déferler des vagues successives d’« origine non occidentale ». Mais la provenance de leurs immigrés n’est pas la même qu’en France : ils viennent de Turquie, du Pakistan, d’Irak, du Liban, de Somalie, d’ex-Yougoslavie, d’Iran ou encore de Syrie. Très vite, les pouvoirs publics perçoivent des problèmes de communautarisme dans les endroits où une forte population d’origine non occidentale s’est concentrée. « Nous nous sommes très vite aperçus qu’un nombre important d’immigrés préféraient inscrire leurs enfants dans des écoles coraniques », confie l’ancien Premier ministre du Danemark Lars Løkke Rasmussen, membre du parti libéral (droite), à Valeurs actuelles. C’est pour cette raison qu’en 1994, le gouvernement met en place un plan de lutte contre les « ghettos » et les « sociétés parallèles ».

Quelles mesures pour lutter contre l’immigration ?

Le gouvernement danois a multiplié les mesures. Cinq programmes gouvernementaux ont été adoptés entre 1994 et 2018. Dans le viseur de l’État, « les quartiers où plus de 50 % des habitants sont d’ascendance non occidentale ». Dans ces quartiers, « plus de 60 % des 39-50 ans ne sont pas allés au-delà du collège », écrit Valeurs actuelles. Toujours dans ces mêmes quartiers, « plus de 2,7 % des majeurs ont été condamnés pénalement, le revenu brut des habitants est inférieur de 55 % à la moyenne de la région et la proportion des 18-64 ans sans emploi ni formation est supérieure à 40 % ».

Les hommes et femmes politiques danois ont compris une chose : « La démographie, c’est le destin », comme le disent Éric Zemmour ou Jordan Bardella à la suite du philosophe Auguste Comte. Une fois les endroits sensibles identifiés, une batterie de mesures vient casser tout communautarisme. Sur le logement par exemple, le gouvernement compte réduire de 40 % des logements sociaux d’ici 2030. Pour ce faire, une partie de l’immobilier propriété de l’État deviendra un domaine privé, les habitants seront expulsés. En classe, « la proportion d’élèves d’origine immigrée ne peut dépasser 30 % dans les établissements du second degré », relate encore le journal. De plus, les riverains de quartiers difficiles sont dans l’obligation d’envoyer leurs jeunes enfants en crèche (25 heures minimum par semaine). Les parents qui contreviennent à la règle verront leurs allocations familiales supprimées. Objectif ? Couper les enfants en bas âge des influences familiales qui leur imposent la pratique des langues étrangères et débouchent sur la non-assimilation des us et coutumes du pays ou sur le rejet de l’Histoire nationale. Enfin, pour limiter le nombre de nouveaux arrivants, les demandes d’asile ont été externalisées au Rwanda.

Détail piquant, la politique migratoire danoise est appliquée par un gouvernement… de gauche. Et les habitants des quartiers immigrés sont satisfaits des mesures. « Certaines personnes ont été expulsées en raison des délits commis par leurs enfants, affirme ainsi Oumar, un habitant du quartier Lundtoftegade, qui fut une cité sensible de Copenhague. D’autres parce qu’elles ne cherchaient pas d’emploi. Certes, c’est très strict, mais au moins, tout est calme aujourd’hui. » De quoi inspirer ceux qui nous gouvernent.

Kevin Tanguy, Boulevard Voltaire

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