Pour un retour à la verticalité nationale du pouvoir

Articles : juillet 2020juin 2020mai 2020avril 2020

Riposte Laïque

La France jadis chrétienne, « fille aînée de l’Église », était aux mains d’un pouvoir vertical né de son appartenance à la chrétienté. Cette verticalité a été à la fois rabotée et reconduite par la déesse « Raison » de 1792, par la référence à la Nation issue de la Révolution, puis par la Patrie (notamment durant guerre de 14/18), puis par la Ve République à ses commencements gaulliens.

De Gaulle fut le dernier Président de la verticalité. Macron nous en offrit un pâle ersatz lors de sa funèbre marche « jupitérienne » inaugurant son quinquennat au Louvre (un musée !).

Aujourd’hui, la France n’est plus chrétienne, mais largement athée ou agnostique. Quand elle n’est pas musulmane dans ses territoires perdus. Le sens de la Nation s’est éteint au cours du XXe Siècle, tout comme celui de la Patrie, sous les assauts des deux Guerres mondiales et de leurs conséquences.

Le refus des racines, de notre Histoire, de frontières, de préférence nationale font que notre pays est en plein doute. Il n’est plus de droite depuis longtemps.

Est-il pour autant de gauche ?

La référence idéologique au communisme a servi, comme l’a écrit Raymond Aron, d’« opium des intellectuels » depuis le Congrès de Tour en 1920 avec la création du Parti Communiste. Après la Seconde Guerre mondiale, la propagande fit apparaître le communisme soviétique comme seul capable de stopper le retour du nazisme ou du fascisme. Les millions de morts du goulag stalinien furent ainsi justifiés.

Mais l’URSS permettait de contrarier les excès du capitalisme sauvage, puis du libéralisme à l’idéologie dépourvue de tout sens historique, de tout sens collectif et donc de toute âme nationale. L’internationalisme communiste – qui n’était pas un réel internationalisme contrairement au capitalisme – freinait les élans destructeurs de l’État, de la Nation, de la Patrie, du sentiment d’appartenance que portait en lui le libéralisme.

La révolte de mai 68 s’est dite de gauche. Une gauche qui au fil des années a aboli l’idée de la référence prioritaire au collectif, une des ultimes verticalités de la France d’après-guerre. Elle s’est dite de gauche en « interdisant d’interdire » ; en réalité, elle n’a jamais aussi bien servi les intérêts et les objectifs du capitalisme le plus cynique, et c’est comme cela que l’on retrouve les grandes gueules de mai 68 en chantres de l’ultra-libéralisme.

En 2020, le communisme est en coma dépassé et son fac-similé mélenchonien n’est qu’une série de dégueulis haineux, une politique de chien crevé au fil de l’eau, un hymne pour un modèle multiculturel qui nous a mené à la société violente que nous connaissons.

La gauche a revêtu les costumes disparates du féminisme, du lobby LGBT, du « laissez-nous vivre », du « laissez-nous faire », s’est rapprochée du communautarisme musulman. Toute verticalité chrétienne, nationale, patriotique, a disparu. Triomphent de plus en plus les comportements discordants qui ne nous rappellent que l’étape qui vient après l’échec de la démocratie mue par la verticalité est l’anarchie ou la théocratie.

Les combats de rues dans les grandes villes, les assassinats quotidiens pour un regard, une remarque, pour satisfaire un Allah cruel et pédophile nous le rappellent chaque jour.

Une dernière verticalité est en cours de destruction : la famille (la vraie : père + mère + enfants). Cette base traditionnelle des sociétés est la cible de toutes les volontés destructrices. Aucun gouvernement n’ose prôner une politique de la famille favorable aux nationaux français mais aucun n’hésite à promouvoir le féminisme décervelant, la famille monoparentale, l’idéologie LGBT, la PMA, la GPA.

La famille traditionnelle est moquée, qualifiée de désuète, de conservatrice, de rétrograde. Le dernier pilier de notre monde est en train de céder.

En abandonnant une à une toutes ses verticalités, la France a perdu son âme, le terreau qui fit d’elle un grand pays parmi les grands pays. Macron est le produit de tous ces abandons et le gouvernement Castex, le reflet parfait de cette décrépitude.

Le Maire aux Finances, c’est l’assurance que la mondialisation continuera sa marche en avant malgré quelques accents bâtards d’une pseudo-renaissance d’un souverainisme français.

Dupond-Moretti à la Justice, c’est verrouiller tout retour à une verticalité nationale. L’homme, quand il ne joue pas l’ogre avec les enfants de l’affaire d’Outreau, se vante en postillonnant d’être immigrationniste, de protéger les racailles malchanceuses.

Darmanin à l’Intérieur est plus dangereux que le sans envergure Castaner. Mettant en avant son Moussa de grand-père kabyle côté maternel, il nous indique la direction de sa boussole personnelle (un futur Président aux racines partagées entre les deux rives de la Méditerranée ?).

Quant aux personnalités confuses et insignifiantes qui complètent l’équipe, elles ont pour tâche essentielle d’accélérer l’éclatement de la société française. La pro-LGBT Bachelot à la Culture en est un exemple parlant.

La France est-elle définitivement foutue ?

Ou peut-elle espérer un réel retour de la verticalité ?

Mais alors qui pour incarner la volonté de verticalité ?

Une réflexion sur « Pour un retour à la verticalité nationale du pouvoir »

  1. Bonjour,
    Bel article !
    A mon avis, il faudra que nous passions par la guerre.
    La guerre puis la renaissance.
    Un autre scénario me semble improbable.
    La guerre conduit à tous les excès mais permet des règlements de compte et la remise à zéro de certains compteurs.
    Restez vigilants, tenez vous prêts, gardez vos distances.

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