Belgique : le secrétaire d’État à la Migration veut « fermer les portes » de l’UE et plaide pour la méthode australienne de « refoulement » des bateaux de clandestins


Au sortir d’une réunion importante des ministres européens de l’Intérieur, le secrétaire d’État à la Migration tire la conclusion : la réforme de Dublin a échoué. Il plaide pour le retour aux « refoulements » de bateaux chargés de migrants. […]

Theo Francken a plaidé devant ses collègues pour le retour des « pushback », autrement dit des refoulements des bateaux chargés de migrants vers les côtes africaines. Le secrétaire d’État avait développé ses idées à ce sujet à son arrivée à la réunion ministérielle européenne, mettant en garde contre « le risque de la fin de l’UE et de la zone Schengen, si l’on ne résout pas maintenant la crise migratoire ». Pour ce faire, il faut d’abord « fermer toutes les portes », plutôt que de faire comme ce que l’Europe a fait depuis trois ans : « discuter de savoir qui on met dans quelle chambre dans la maison Europe. Mais l’important est que la porte de devant et de derrière soit fermée. » […]

Les déclarations du responsable belge valent d’être développées ici de manière détaillée, tant elles paraissent aller loin par rapport à ce qui passait jusqu’à présent pour le discours commun…

« Je comprends les pays qui disent qu’il est impossible de décider qui dort où si l’on ne sait pas combien de clients sont dans la maison et continuent à arriver. Le débat est un peu faussé, on ne parle pas de l’essentiel. Et je plaide moi pour une approche australienne, où nous dirons Vous ne ferez pas de l’Europe votre maison. On stopperait l’immigration illégale, et on privilégierait les installations légales de vrais réfugiés à partir de camps de réfugiés, légalement et correctement. Et on pourrait faire plus, sans plus accepter des bateaux. Mais permettre plus d’accueil dans les régions, donner plus de moyens à l’UNHCR, faire un accord avec la Tunisie comme on l’a fait avec la Turquie, de façon à pouvoir renvoyer vers la Tunisie des migrants partis des côtes libyennes, car les ramener vers la Libye est difficile. Je plaide pour cette approche depuis des mois et vais continuer à le faire. Je suis convaincu que si toutes les portes étaient fermées, tous les pays seraient d’accord de preuve de plus de solidarité. » […]

Le Soir

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