Le cinéaste Gérard Boyadjian accusé par le Parquet de « délit d’audace »

Publié le 17 février 2018 – par Martine Chapouton sur « Riposte Laïque »

Je l’avoue, j’adore Gérard Boyadjian. Pas seulement parce qu’il est bel homme, mais surtout pour sa gouaille, son langage, son insolence et son amour de la liberté.

Dans cette vidéo, tournée depuis un pays étranger, il nous raconte avec nombre de détails savoureux le procès qu’il a subi, le 13 décembre, à l’instigation du Parquet et des délateurs-signaleurs de la Licra. Notre envoyé spécial Hector Poupon était présent.

https://ripostelaique.com/jai-eu-la-chance-dassister-a-la-magnifique-plaidoirie-de-maitre-hacisimon-lavocate-de-boyadjian.html

Quelques semaines plus tard, dans un fauteuil, avec un talent de conteur exceptionnel, Gérard nous raconte son ressenti et nous livre son témoignage. C’est grandiose.

https://www.facebook.com/gerardboyadjianfilms/videos/10155826972796638/

Une fois qu’on lui a demandé de confirmer son identité, on lui demande immédiatement ses revenus, comme s’il était un pigeon à plumer, et qu’on voulait savoir ce qu’on pouvait lui piquer sans le tuer socialement…

Puis un juge lui demande s’il fait des films politiques. Un autre veut savoir pourquoi dans son film « Chameau pas d’amalgame », pour lequel il était traîné au tribunal, il n’avait utilisé que des prénoms arabes. Gérard est obligé de signaler à ce magistrat curieux qu’il a fait, en professionnel, des recherches sérieuses sur les auteurs de tous les attentats, en France, et qu’il n’a trouvé aucun Simon, aucune Véronique, mais que des prénoms arabes. On devine, à l’insolence de la réponse, qu’il a dû se faire un pote !

Puis il s’occupe de l’avocat de la Licra, qu’il décrit comme faisant 1,50 m, et pesant 40 kg tout mouillé, avec une voix fluette….[…]

Donc, le nabot (l’expression est de moi) lui a reproché d’être raciste, ou racialiste, d’être un gourou des réseaux sociaux, et l’idole de la fachosphère, ce qui doit être très grave. C’est qu’il mordrait, ce roquet !

Gérard décrit ensuite le témoignage de son ami Fayçal, qui a quatre grands défauts pour ceux qui veulent jouer sur le racisme supposé du cinéaste. Il est noir, arabe, musulman et algérien ! Et cinéphile !

Et le stupide avocat de la Licra de s’indigner d’un film de Gérard, tourné il y a 7 ans, où il aurait, dans son rôle, utilisé des mots abominables : bamboula et négro ! Mais ce paltoquet a juste oublié d’attaquer sur un angle : ce personnage ignoble, joué par l’accusé avait aussi, dans son rôle, violé une gamine de 9 ans… comme l’ordure de Lelandais, défendu par l’ancien président de la Licra, Jakubowicz, qui essaie de faire pleurer la France entière sur ce salopard, et n’a pas un mot pour les parents de la victime, ni pour Maelys. Autrement dit, pour les cerveaux malades de la Licra, utiliser deux expressions discutables comme « négro » ou « bamboula », c’est plus grave que de violer une gamine de 9 ans, par ailleurs handicapée dans le film.

Puis il décrit la plaidoirie de la Procureur de la République. Il évoque une belle femme, silhouette suggestive, la quarantaine. C’est vraiment le profil de toutes ces aboyeuses sectaires auxquelles on a droit. La décrivant hostile, il cite cette phrase extraordinaire : JE CONDAMNE VOTRE AUDACE ! Autrement dit, elle proclame que dans notre pays, désormais, il y a un délit d’audace !

J’avais déjà entendu une autre procureur, tout aussi belle femme, Aurore Chauvelot, accuser Pierre Cassen, en 2012, de délit d’intention. Elle justifiait cela ainsi : elle expliquait que notre fondateur était intelligent, mais que, quand il écrivait des propos hostiles à l’islam, son intention, même s’il ne l’écrivait pas, était d’inciter à la haine contre les musulmans. Et elle avait réclamé 5000 euros d’amende et 3 mois de prison avec sursis contre lui, n’oubliant pas de demander 2 mois de prison avec sursis contre l’apostat de l’islam, Pascal Hilout.

Voilà la France dans laquelle nous évoluons. Une avocate de djihadiste, Sarah Mauger-Poliak, demande l’interdiction du film du grand Clint Eastwood, parce qu’il rend les trois Américains – qui ont évité un carnage – sympathiques, et celui qui voulait mitrailler tout le monde un peu moins sympa. Dans le cerveau ravagé par la bien-pensance de cette baveuse, cela donne une demande d’interdiction, comme si nous étions en Corée du Nord.

Gérard est donc accusé par celle qui représente la République, donc vous et moi, pour un délit d’audace ! Un cinéaste se voit reprocher d’avoir été trop audacieux. A quand le grand ménage dans les grands films qui ont marqué notre Histoire, et ont fait la fierté de notre pays ?

Puis, et cela a été le grand moment, si on en croit Gérard, et notre rédacteur Hector Poupon, ce fut la plaidoirie de Maître Hacisimon. Ce fut un feu d’artifice. Le cinéaste la compare à un rhinocéros de 100 kg qui a tout défoncé sur son passage. Bien évidemment, il suffit de voir sur la photo, Cécile est loin de peser autant, mais l’image est parlante.

Et le malheureux avorton de la Licra paraît avoir souffert de la charge que l’avocate contre son association, puisque, puisque, selon le narrateur, il ne mesurait plus que 1,20 mètre à la fin de la plaidoirie.

Comme il est de tradition, le président a redonné la parole à Gérard, à la fin du procès. Celui-ci s’est contenté de poser une seule question : « Est-ce que je peux continuer à faire des films dans mon pays ? ».

VIDEO DU FILM ICI

A cette question claire, la 17e Chambre a répondu clairement. Certes, la Procureur sexy avait demandé 3 mois de prison avec sursis, et là-dessus, elle ne fut pas suivie. Encore heureux !

Mais à l’arrivée, Gérard sera condamné à 2000 euros d’amende, 3000 euros d’amende avec sursis, et 2000 euros à filer aux racketteurs de la Licra et à leur blaireau d’avocat.

https://ripostelaique.com/honte-au-parquet-et-a-la-licra-gerard-boyadjian-condamne-pour-son-film-chameau-pas-damalgame.html

Bien évidemment, impossible d’accepter un tel verdict, qui remet en cause la liberté d’expression et la créativité artistique. Donc, appel, pour commencer.

Question encore plus angoissante : le film a été traduit en anglais ! Donc, si on suit la logique de la 17e Chambre, qui a condamné le président suisse de Riposte Laïque, Alain Jean-Mairet pour un article, émis depuis un site suisse en langue française, donc disponible en France, n’importe quel pays de langue anglaise peut poursuivre Gérard Boyadjian pour délit de blasphème, ou autre prétexte prévu dans sa constitution !

Et le pire est qu’avec le cours actuel de dhimmitude généralisée des gouvernements de l’Europe occidentale, on n’a pas encore tout vu…

Martine Chapouton




Une réflexion sur « Le cinéaste Gérard Boyadjian accusé par le Parquet de « délit d’audace » »

  1. Mr Boyadjian fait de la vidéo amateur , le mot cinéaste est un peu décalé. Que peut ont dire des Arméniens qui ont fait sauter une bombe en 1983 et la mort de huit personnes et en blessait cinquante-six autres .. Pas d’amalgame ?

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